D'après l'ONISEP, le médiateur est le spécialiste du conflit familial. Il intervient dans des situations conflictuelles familiales à la demande des personnes ou du juge. Spécialiste de la communication, il favorise et facilite le dialogue entre les membres de la famille lors d'entretiens de 1h30 à 2h, dont le nombre varie selon les cas.

Le médiateur familial respecte la confidentialité des entretiens, veille au respect d'un ensemble de règle, ainsi qu'au libre consentement de chacun et à son désir de trouver une solution.

 

 

Pourquoi la médiation familiale...

       

 

        Qu’est ce que la médiation familiale ?

Elle offre un espace neutre, un lieu, dénoué de toute histoire qui lie les personnes entre elles, pour rétablir une communication autour des besoins de chacun, et élaborer des solutions pour préparer le futur.

La médiation familiale est un espace de transition.

 

A qui s’adresse la Médiation Familiale ? 

La médiation familiale s’adresse à l’ensemble des membres d’une famille.

A ceux qui n’arrivent plus à communiquer entre eux.

A ceux qui souhaitent régler le plus équitablement possible les problèmes qui les concernent.

 

Quelles sont les portes d'entrée?

Il existe deux manières d'entrer en médiation :

 

 - La médiation familiale spontanée : les personnes sollicitent la médiation d'elles-mêmes. Elles peuvent s'y rendre directement.

 

 - La médiation familiale judiciaire : les personnes sont dirigée par le juge (JAF, JE) au nom de la loi :

Loi du 8 février 1995 sur la médiation et article 131-1 du N.C.P.P. (JE) ;

Loi de 2002 sur l'autorité parentale (JAF) ;

Loi de 2004 sur le divorce (JAF).

 

Dans un cas, le juge aux affaires familiales enjoint (injonction) les personnes à rencontrer un médiateur pour s'informer sur les conditions et le déroulement de la médiation familiale. Les personnes sont libre, à la suite de ce premier entretien d'information, de décider de s'engager dans la médiation familiale.

Dans un autre cas, le juge aux affaires familiales stipule dans le jugement ou l'ordonnance, après avoir recueilli l'accord des personnes, qu'elles doivent participer à une médiation familiale pour régler la totalité ou certains points du conflit.

 

Dans toutes ces situations, y compris la dernière, l'engagement volontaire des personnes est indispensable. 

 

A quel moment ?

 

Une médiation familiale peut être sollicité dès que les personnes en ressentent le besoins. Il ne doit avoir aucune action judiciaire en cours entre les personnes ; à l’exception des situations où c’est le juge qui ordonne la médiation familiale. Dès lors la procédure judiciaire sera suspendue et reprendra à la fin des différents entretiens de médiation.

Dans le cadre d'une séparation la médiation familiale peut avoir lieu avant, pendant, après la séparation du couple, marié ou non.

 

A tout moment, au cours de la médiation, les personnes peuvent prendre conseil auprès de leur avocat et/ou de leur notaire.

  

Le rétablissement d'un dialogue apaisé

 

La médiation familiale, au travers d'un climat confiant et positif, favorise l'autonomie et la prise de responsabilité. 

 

La médiation familiale est l'occasion de :

- Découvrir des opportunités qui se cachent dans les conflits.

- Sortir de cette spirale de discussions infructueuses, de combats et d’affrontements…

- Prendre les décisions pour l'avenir, sans qu'elles vous soient imposées. 

- Eviter une bataille légale qui s'éternise

- De mieux discuter les arrangements et d'avoir de l'aide pour clarifier la prise de décision

- Prendre le temps de désamorcer le conflit émotionnel